rdv-examens-bouton

Infiltrations

Le principe d’une infiltration est d’injecter directement un principe actif sur le site douloureux, le but de cet examen médical étant de concentrer le principe actif dans la zone douloureuse pour plus d’efficacité et de limiter sa diffusion à l’ensemble du corps comme lors d’une prise de médicament per os (comprimés, gélules…).

Le plus souvent le produit injecté est un dérivé  de cortisone concentré, à libération prolongée. Pour les infiltrations intra-articulaires, le produit injecté peut être un produit visqueux à base d’acide hyaluronique dont l’objectif est une lubrification articulaire et une stimulation de la réparation du cartilage. Ces injections sont appelées « visco-supplémentations ».

Un dernier type d’infiltration peut être réalisé avec injection de concentrés sanguins : le PRP (Plasma Riche en Plaquettes). Le sang du patient est prélevé, concentré et la partie contenant les plaquettes concentrées est réinjectée dans le tendon ou l’articulation. Le but est de promouvoir la cicatrisation tendineuse ou articulaire par la libération des facteurs de croissance des plaquettes. L’injection de PRP n’est pas remboursée et n’est en général proposée qu’en dernière intention avant une éventuelle chirurgie.

Le guidage de l’infiltration peut se faire de différentes manières ; sous contrôle radiographique ou plus souvent scanographique pour les infiltrations rachidiennes, sous contrôle radiographique ou échographique pour les articulations périphériques et les infiltrations péri-tendineuses.

Comment se passe une infiltration ?

Avant une infiltration, un bilan d’imagerie est indispensable. Un scanner ou une IRM sont en général réalisés avant une infiltration du rachis à la recherche d’un conflit entre une racine nerveuse et une hernie discale ou afin de préciser les lésions arthrosiques.

La radiographie standard représente le bilan minimal avant une infiltration intra-articulaire.

Une échographie sera réalisée au préalable avant une infiltration péri-tendineuse afin de confirmer le diagnostic de tendinopathie (« tendinite ») et de juger de l’état du tendon (fissure, désinsertion, calcification…) et de planifier au mieux l’infiltration.

Pour les infiltrations rachidiennes, le patient est en décubitus ventral (allongé sur le ventre) sur la table de scanner ou de radiologie.
Pour les autres infiltrations le patient est le plus souvent installé sur le dos sur la table de radiographie ou d’échographie.

L’infiltration se fait sous mesure d’asepsie stricte, c’est à dire après une désinfection rigoureuse, avec des gants et des ustensiles stériles.

Quels sont les recommandations pour le patient pour réaliser une infiltration ?

Avant l’infiltration :

Toute prise de médicament anticoagulant (médicament visant à fluidifier le sang) peuvent favoriser le saignement lors de la piqûre. Tout traitement anti-coagulant devra donc être précisé lors de la prise de rendez-vous. Une modification où un changement de traitement par votre médecin traitant, ou le spécialiste ayant mis en place le traitement, peuvent être nécessaires.
Nous préconisons de façon systématique, sauf contre-inidcation, une prise de 1 gr de paracétamol une à deux heures avant l’infiltration.

Durant l’infiltration :

Les infiltrations sous contrôle radiographique et scanographique nécessitent une vérification du positionnement de l’aiguille avant injection, réalisée par injection d’une faible quantité de produit de contraste iodé. Même si cette quantité est faible, le risque de réaction allergique reste identique aux risques des scanners injectés. Pour cela vos antécédents allergiques seront demandés au préalable.

Après l’infiltration :

L’articulation ou les tendons infiltrés doivent rester au repos durant 48 heures après l’infiltration. Le produit injecté peut être responsable d’une crise douloureuse transitoire pouvant durer 3 à 4 jours après le geste.
En cas d’infiltration rachidienne, le patient doit limiter au maximum son activité physique et idéalement rester alité durant environ 48h.
Le corticoïde injecté peu déséquilibrer ou révéler un diabète pré-existant, pouvant nécessiter un suivi de la glycémie plus rapproché notamment en cas de diabète mal équilibré avant le geste.

Dans quel cas réaliser une infiltration ?

Les infiltrations sont en général proposées par les médecins traitants, les médecins du sport, les neurochirurgiens et les rhumatologues quand le traitement médical simple (traitements antalgiques et/ou anti-inflammatoires per os, kinésithérapie) ne fonctionne pas du tout ou pas assez. Cela peut par exemple être le cas d’inflammation articulaire (synovite) arthrosique ou rhumatismale, en cas de tendinopathie résistante, de bursite notamment à l’épaule, ou encore de conflit entre une hernie discale et une racine nerveuse lombaire ou cervicale.

Les principaux types d’infiltrations sont :

– Infiltrations rachidiennes

Les infiltrations rachidiennes se font pour la plupart sous contrôle scanographique mais aussi radiographique.

Infiltration foraminale cervicale :

Elle consiste à injecter le corticoïde retard dans le foramen, ou trou de conjugaison (orifice de sortie de la racine nerveuse vers la région cervicale puis vers le bras) en cas de conflit à ce niveau entre le nerf et une hernie foraminale ou des constructions arthrosiques.

Infiltration zygapophysaire cervicale (articulaire postérieure) :

Elle consiste à injecter le corticoïde retard dans la zygapophyse, petite articulation postérieure de la colonne en cas d’arthrose douloureuse. C’est aussi une manière indirecte de réaliser une infiltration foraminale en cas d’abord difficile à cause par exemple de la position des vaisseaux du cou.

Infiltration foraminales lombaire :

Elle consiste à injecter le corticoïde retard dans le foramen, ou trou de conjugaison (orifice de sortie de la racine nerveuse vers le bassin puis la cuisse) en cas de conflit à ce niveau entre le nerf et une hernie foraminale ou des constructions arthrosiques.

Infiltration zygapophysaire lombaire (articulaire postérieure) :

Elle consiste à injecter le corticoïde retard dans la zygapophyse, petite articulation postérieure de la colonne, essentiellement en cas d’arthrose douloureuse. L’abord de cette articulation permet également dans certains cas de réaliser une infiltration épidurale de façon indirecte.

Infiltration épidurale lombaire :

Elle consiste à injecter le corticoïde retard dans l’espace épidural (encore appelé péridural en anesthésie) par exemple en cas de canal lombaire étroit, de hernie en position intracanalaire.

Infiltrations d’épaule

Infiltration acromio-claviculaire :

L’articulation acromio-claviculaire est la petite articulation entre la clavicule et l’omoplate, située à la partie haute de l’épaule. Elle peut être infiltrée le plus souvent en cas d’arthrose douloureuse ou de séquelles post-traumatiques douloureuses. Cette infiltration peut se faire sous contrôle radiographique ou échographique.

Infiltration sous-acromio-deltoidiennes

La bourse sous-acromio-deltoidienne est une fine membrane permettant le glissement des tendons sous les reliefs osseux et ligamentaires. Elle peut être infiltrée en cas de conflit sous-acromial (accrochage des tendons lors de mouvements bras en l’air par exemple), soit sous contrôle radiographique ou échographique.

Inflitration gléno-humérale

L’articulation gléno-humérale est la principale articulation de l’épaule, entre l’humérus et l’omoplate (scapula). Elle peut être infiltrée en cas d’inflammation articulaire (synovite) rhumatismale ou arthrosique, de capsulite rétractile. Elle est réalisée presque exclusivement sous contrôle radiographique.

Infiltrations du coude

La plupart des infiltrations au coude sont réalisée pour les épicondylites (tendinite des tendons épicondyliens internes ou externes). Les infiltrations de l’articulation du coude sont réalisées presque exclusivement sous contrôle radiographique.

Infiltration de poignet et de main

Les indications sont nombreuses : kystes arthrosynoviaux, rhizarthrose douloureuses (arthrose de la racine du pouce), pouce ou doigts longs à ressaut, inflammation articulaire. La technique de guidage est adaptée au cas par cas.

Infiltration de hanche

Les deux grandes indications d’infiltration à la hanche sont les infiltrations des tendinites tendons fessiers (tendinopathie et bursite des glutéaux) réalisées sous échographie et les infiltrations articulaires de la hanche (articulation coxo-fémorale) sous contrôle radiographique le plus souvent pour arthrose de hanche douloureuse.

Infiltration de genou

Les deux grandes indications d’infiltration au genou sont les infiltrations avec ponction-évacuation des kystes poplités réalisées sous échographie et les infiltrations articulaires du genou sous contrôle radiographique le plus souvent pour arthrose de genou douloureuse.

Infiltration de pied-cheville

Les deux grandes indications d’infiltration au pied sont les infiltrations des tendinites (tendons péroniers, tendon d’Achille, tendon tibial postérieur, aponévrosite plantaire) réalisées sous échographie et les infiltrations articulaires de la cheville (talo-crurale) ou du pied, sous contrôle radiographique le plus souvent pour arthrose douloureuse.

Vous pouvez passer votre infiltration avec les radiologues des cabinets de radiologie de Lille métropole Jacquemars Giélée :

Les infiltrations sous guidage scanner (rachis) sont effectuées
A Lille
CLIMAL Lille (Scanners Toshiba).

A Marcq-en-Baroeul
CLIMAL Marcq en Baroeul (Scanners Toshiba).

A Seclin
Scanner de l’Hôpital de Seclin, scanner Siemens Définition (examen réalisé par les médecins-radiologues du groupe).

A Armentières
Scanner Porte des Flandres, hôpital Saint Philibert (examen réalisé par les médecins-radiologues du groupe).

Les infiltrations sous guidage radiographique ou échographique sont réalisées aux cabinets de radiologie de Lille, de la Louvière, de Seclin et d’Armentières

Les injections de PRP ne sont réalisées qu’à l’Hopitâl Privé La Louvière en partenariat avec les Drs Letartre, Miletic et Sauvage.

Autres examens médicaux réalisés

Infiltration-sous-guidage-scanographique-22
Infiltration-sous-guidage-echographique22