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IRM

Qu’est-ce qu’une IRM médicale ? Comment fonctionne une IRM ?

IRM veut dire Imagerie par Résonnance Magnétique. C’est une invention encore plus récente que le scanner, puisqu’elle a été faite par Paul Lauterbur et Peter Mansfield, ce qui leur a valu de recevoir le prix Nobel de physiologie et médecine en 2003.
Le mot magnétique indique que la machine comporte un aimant très puissant et le mot de résonnance indique que l’on va utiliser des ondes de radiofréquence et non des rayons X comme en scanner, pour faire vibrer les nombreux atomes d’hydrogène composant les tissus du corps humain et ainsi produire des images.
C’est un examen non irradiant.
Initialement l’examen médical IRM était une imagerie en coupe avec des acquisitions très longues, où il n’était possible de reconstruire les images que dans un plan de l’espace. Les développements récents permettent maintenant d’obtenir des coupes très fines, infra millimétriques, dans les 3 plans de l’espace.
En fonction de l’organe étudié et de la pathologie recherchée, le radiologue a à sa disposition de nombreux types de séquences, chacune ayant un intérêt pour le diagnostic. Les évolutions récentes permettent maintenant une imagerie fonctionnelle (analyse du fonctionnement d’un organe) avec par exemple des séquences Ciné(ma) montrant le cœur battre ou les différentes aires du cerveau s’activer.
Nous utilisons des scanners de marque Siemens sur nos centres d’imagerie de CLIMAL, de Seclin (Hôpital) et Armentières, et de marque General Electric sur le site IRM métropole Sud de Seclin.

Comment se passe un IRM cérébral ?

Le patient est d’abord accueilli par un manipulateur qui va s’assurer de l’absence de contre-indication à la réalisation de l’IRM. Le manipulateur indique les vêtements à enlever pour obtenir des images de qualité. En aucun cas, vous ne pourrez garder des vêtements contenant du métal (boutons, fermeture éclair..), montre, bijoux, pinces à cheveux, clefs, piercings, carte magnétique.
L’examen dure entre 15 et 30 minutes en fonction de l’organe étudié, durée pendant laquelle il faut rester immobile. Le patient est d’abord allongé sur une table d’examen. Des « antennes » vont être positionnées en regard de la zone à étudier pour recevoir l’information générée par les modifications de champs magnétique. Une fois les antennes positionnées, la table va se déplacer au centre d’un tunnel.
C’est un examen bruyant, avec un bruit répétitif. Des protections auriculaires (casques ou bouchons d’oreilles) vous seront proposées avec possibilité d’écouter de la musique durant l’examen.
Dans tous les cas, l’équipe médicale reste à proximité et vous surveille par des caméras et une sonnette est placée dans votre main afin de signaler tout problème.
La réalisation d’une IRM peut nécessiter la pose d’une voie veineuse périphérique pour injecter un produit de contraste intraveineux à base de Gadolinium afin d’étudier les vaisseaux (artères et veines) mais aussi le rehaussement des tissus par exemple du foie, des reins, des articulations ou des tendons.
Pour les arthroIRM, l’injection de produit de contraste est réalisée au préalable sous radiographie en intra-articulaire.

Quelles sont les recommandations pour le patient pour passer une IRM médicale ?

L’IRM est un examen non irradiant, néanmoins des précautions sont nécessaires chez la femme enceinte.
L’injection de Gadolinium peut très rarement engendrer des réactions allergiques notamment chez les patients présentant un terrain allergique pré-existant. Ces réactions sont moins fréquentes qu’avec les produits de contraste iodés. Certaines pré-médications sont parfois nécessaires afin d’éviter ces réaction allergiques.
Le champ magnétique de l’IRM est très puissant et peut endommager certains dispositifs médicaux non compatible (contenant par exemple du métal comme prothèse de valves cardiaques, ou des circuits électroniques comme les pacemakers, pompes implantables, stimulateurs…).
Il faudra également signaler la présence de corps étrangers métallique notamment d’éclats de métal dans les yeux.
Certains de ces dispositifs médicaux contre-indiquent la réalisation de l’IRM. D’autres dispositifs médicaux nécessitent des précautions (par exemple désactivation des pacemakers).
L’injection de certains produits de contraste reste possible en cas d’insuffisance rénale.

Dans quel cas réaliser une IRM et quels sont les différents types d’IRM ?

Les indications d’IRM sont nombreuses. L’IRM est principalement utilisée pour explorer le système nerveux central (cerveau et moelle épinière), le rachis, les articulations-tendons, le cœur, le pelvis (ovaires, utérus chez les femmes, et prostate chez les hommes), les tumeurs (osseuses, hépatiques, pancréatiques, cérébrales…), les seins.
L’installation des antennes sera différente en fonction du motif de l’IRM et de la région à étudier.
Contrairement au scanner, l’IRM ne permet pas l’étude fine de la corticale osseuse ou des structures contenant de l’air (poumon,sinus).

IRM Cérébrale – ORL (Neuroradiologie)

L’IRM cérébrale est l’examen d’imagerie de référence pour l’étude du cerveau. En urgence, elle est réalisée dans le bilan d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), d’hémorragie intra-crânienne, de thrombophlébite cérébrale…
Elle est réalisée dans l’exploration des maladies inflammatoires du cerveau (Sclérose en plaque), dans le bilan de tumeurs cérébrales (primitive du cerveau ou secondaire métatastique).
Elle est souvent réalisée pour étudier les vertiges et permet une analyse fine de l’oreille interne.
En imagerie ORL (bouche,larynx, pharynx), l’IRM est le plus souvent réalisée dans le bilan de tumeurs.

IRM rachidienne

L’IRM du rachis cervical et du rachis lombo-sacré permet la recherche de hernie discale, de conflit entre les hernies et les nerfs à destinée du membre supérieur (dans les névralgies cervico-brachiales) et du membre inférieur (dans les cruralgies ou les sciatiques). L’avantage de l’IRM est de préciser une éventuelle inflammation des vertèbres ou des petites articulations postérieures (zygapophyses), et d’étudier la moelle épinière notamment de rechercher une compression aigue ou chronique par l’arthrose (myélopathie cervicarthrosique).
L’IRM du rachis entier est indiquée dans le bilan de cancer à la recherche d’une atteinte osseuse.

IRM musculo-squelettique

L’IRM permet une analyse des ligaments, des ménisques, des muscles. Elle peut être réalisée en cas de traumatisme articulaire, d’entorse, de rhumatisme. L’IRM permet également une étude fine des tendons et permet d’évaluer les fissures tendineuses, les ruptures, l’inflammation. Si l’étude du cartilage est moins fine en IRM qu’en arthroscanner, elle permet néanmoins une bonne analyse de celui-ci.

IRM abdomino-pelvienne

Contrairement au scanner qui permet d’étudier un grand volume, l’IRM doit être centrée sur un organe, foie, reins, pancréas, utérus et ovaire, prostate.
L’IRM permet l’étude et la caractérisation des tumeurs de ces différents organes.

Angio IRM (IRM avec étude vasculaire)

C’est une IRM avec injection pour étudier les vaisseaux essentiellement des reins (recherche de sténose des artères rénales pour les hypertensions), des membres inférieurs (Artérite) et des vaisseaux du cou (artérite de la carotide pour les AVC)

IRM Cardiaque

L’IRM cardiaque est devenue peu à peu un outil fiable et incontournable en cardiologie. Elle permet d’étudier le myocarde (muscle cardiaque) notamment sa viabilité après infarctus, la fonction cardiaque, l’écoulement du sang dans les cavités cardiaques ou l’aorte.

Quelles sont les différences entre une IRM et une scanner ?

Un scanner utilise des rayons X comme les appareils de radiographie standard, alors qu’une IRM utilise un champ magnétique à haute intensité. Les informations apportées par ces deux techniques d’imagerie sont de ce fait très différentes et peuvent être complémentaires ; une IRM peut être demandée en complément après un scanner et inversement.
L’acquisition de l’image est rapide en scanner, avec un passage dans l’anneau rapide contrairement à l’IRM où l’acquisition de l’image est plus longue avec une durée d’examen comprise entre 10 et 25 minutes durant lesquelles la région à étudier reste au centre du tunnel.
L’anneau du scanner est court, contrairement à l’IRM où le tunnel est plus long.

Vous pouvez passer votre IRM avec les radiologues des cabinets de radiologie de Lille métropole Jacquemars Giélée :

A Lille
CLIMAL Lille (IRM Siemens)

A Seclin
IRM de l’Hôpital de Seclin, IRM Siemens Définition (examen réalisé par les médecins-radiologues du groupe).
– IRM du GIE Métropole Sud Seclin (examen réalisé par les médecins-radiologues du groupe).

A Armentières
IRM de l’Hôpital d’Armentières, IRM Siemens (examen réalisé par les médecins-radiologues du groupe).
– IRM du GIE Val de Lys, IRM Siemens (examen réalisé par les médecins-radiologues du groupe).

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